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Le blog des musiques électroniques

samedi, avril 14, 2007

Tender Forever live

Mercredi dernier à la Carène (SMAC) de Brest avait lieu une soirée intitulée "Fais le toi-même" avec en tête d'affiche les Québécois des Georges Leningrad, mais ceux-ci absents, c'est finalement la Bordelaise Tender Forever qui s'est retrouvée sous les feux des projecteurs après une première partie signée Rotor Jambreks, homme-orchestre peu emballant. C'est devant une cinquantaine de personnes seulement et équipée d'un Alesis Micron et d'un laptop que la demoiselle effectua son show alternant entre anecdotes de sa vie quotidienne (conférences de presses, freebox, hôtels ibis ...), chansons électroniques doucement acidulées et reprises improbables au ukulélé (My love de Justin Timberlake ou Believe d'une "grande dame de la chanson qui a un peu abusé des effets spéciaux aussi bien musicaux que physiques" (comprendre Cher)). C'est sur un morceau inédit écrit à Séville quelques jours auparavant que se termina ce (trop court) concert, et c'est avec un T-shirt jaune flashy Tender Forever sur les épaules que je quittai la Carène pour mon baptême en ce lieu.

vendredi, avril 13, 2007

Dîner aux chandelles (mais pas plus)

Comme le Costes, l'Alcazar est l'un des bars les plus chics et les plus branchés de Paris, et comme le Costes, le bar-loft de la rue Mazarine possède sa propre compile lounge. Ce 5ème volume (séparé en 2 disques) est le premier sur lequel je me penche véritablement et mon sentiment sur cette double compilation est partagé. Le 1er disque (Dinner Time) mixé par Rouge Rouge se situe dans la lignée des Hôtel Costes et mêle adroitement la french-pop de Barth à l'electropop Allemande de Ms. John Soda et de Lali Puna, à la disco-house de Linstrom ou encore l'electro plus daftpunkienne de Léonard De Léonard. Si la présence de Nathan Fake est un des atouts majeurs de la compile, on regrettera cependant que son Grandfathered soit coupé au bout d'1 minute 22. Le point culminant de ce 1er CD est le morceau Michelle Plays Ping Pong de Daisy Daisy, une éléctro sucrée sportive et sensuelle à la fois. Le 2ème disque, (Seduction Time) mixé par Michaël Canitrot (producteur des soirées So Happy In Paris) est beaucoup plus pauvre et ne contient que des titres kitsch-dance plus gonflants les uns que les autres parmi lesquelles une piste du has been Byron Stingily qui ne remonte guère le niveau, ce que seul arrive à faire Eric Kupper et son morceau Aurora qui ne soulève pas pour autant des montagnes. L'essentiel de ce 5ème opus de la Mezzanine de l'Alcazar se situe donc sur le 1er CD, on comprend mal l'intérêt d'une telle double compilation car ces 2 disques ne touchent vraisemblablement pas le même public. En somme, si vous passez par l'Alcazar, allez-y pour dîner, uniquement...

dimanche, avril 08, 2007

Dans la poche

La sortie du nouvel album de Air, le mois dernier, fut l'un des évènement musicaux de l'année, et malgré l'attente mondiale autour de ce 5ème opus, Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin n'ont pas déçu leurs fans. Moins pop que Talkie Walkie, plus accessible que 10,000 Hz legend, Pocket Symphony s'impose en effet comme leur meilleur album depuis The Virgin Suicides. La voix de Jean-Benoît Dunckel est toujours aussi envoûtante mais les apparitions de Jarvis Cocker (sur One hell of a party) et de Neil Hannon (sur Somewhere between waking and sleeping), qui avaient déjà participé à l'album de Charlotte Gainsbourg, apportent un plus indéniable à l'album. Comme Talkie Walkie, Pocket Symphony contient plusieurs morceaux déjà cultes du groupe comme l'excellent Once upon a time, Napalm Love, Redhead Girl ou encore Lost Message, Mer du Japon se distingue aussi comme se situant dans la lignée de 5:55. Godin et Dunckel continuent de faire du Air sans jamais en faire trop, et on n'en s'en lasse pas.